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Ils veulent réveiller le Football Entreprise

3 juin 2017 - 21:56

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Pierre-Paul Deramond et Daniel Jacquet espèrent convaincre de nouvelles entreprises de rejoindre le championnat. © 

Quand on pense foot entreprise dans la Marne, l’équipe du FC Caillot vient inévitablement en tête. Le président du Stade de Reims et de l’entreprise de transports éponyme s’implique depuis de longues années dans ce championnat autrefois florissant, dans lequel les équipes défendent les couleurs de leur entreprise. Si l'on comptait encore, il y a 30 ans, une soixantaine de clubs et quatre divisions dans le championnat Marne-Ardennes, elles ne sont plus que six à disputer ce championnat. « Les instances ont laissé mourir le football entreprise, regrette Daniel Jacquet, président du FC Caillot et de la commission football entreprise. Ça n’est pas forcément la priorité des entreprises et des CE. Il y a aussi un changement des pratiques, avec le foot à 5, où les contraintes sont beaucoup moins importantes. Pourtant, si la Fédération française de football mettait en place un plan de relance, comme elle l’a fait avec le foot féminin, il y a quelques années, on serait sauvé. »
Si l’impulsion ne vient pas d’en haut, elle pourrait venir d’en bas. Bien décidés à relancer la pratique du football entreprise, Daniel Jacquet et Pierre-Paul Deramond, technicien à la commission foot entreprise, oeuvrent depuis plusieurs semaines afin de séduire les entreprises. « On dispose désormais d’un fichier référencé des 50 plus grosses boîtes de la Marne et des Ardennes qui deviennent nos cibles potentielles. On est en train de les démarcher pour leur dire que le foot entreprise existe encore », détaille Pierre-Paul Deramond. La centrale hydroélectrique EDF de Revin (Ardennes) a ainsi mordu à l’hameçon et envisage sérieusement de s’engager pour l’année prochaine. A quelques kilomètres, les employés de la centrale nucléaire de Chooz, réfléchissent eux aussi à monter une équipe ou à s’entendre avec les Revinois.
Un bon début pour les deux hommes, profondément attachés à un championnat d’un bon niveau (équivalent Division d’honneur) et dont les règles se sont largement assouplies afin d’en faciliter son accès. « C’est ouvert à tous et les frais sont quasiment insignifiants, assure Daniel Jacquet. Un restaurant, un bar, une PME peut monter une équipe ou faire une entente. » Les matches peuvent par exemple se disputer en semaine ou le samedi et il n’est pas obligatoire d'aligner uniquement des joueurs issus de l’entreprise. « Pour pas cher, un chef d’entreprise dispose d’une équipe qui va représenter son image de marque toutes les semaines, ça fait partie des moyens de communication et c'est moins cher que de monter un budget pub pour un an », argumente Pierre-Paul Deramond, qui a défendu les couleurs de Calberson, en région parisienne, il y a plusieurs années. Le foot entreprise permet de niveler les valeurs entre collaborateurs. Sur le terrain, il n’y a plus de chef, on porte tous le même maillot et c’est très valorisant. » Daniel Jacquet confirme : « Jean-Pierre Caillot a joué pendant dix ans avec nous. On jouait ensemble, après le match on buvait une bière, ça resserrait les liens. » Quel meilleur vecteur de socialisation et d'intégration que le sport ? 

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